Appareils photo espions


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Les appareils photo espions

En clair, les appareils utilisés par les professionnels du renseignement. La gamme en est très vaste, depuis les modèles les plus courants jusqu'à ceux les plus exotiques. Ce qui est sûr, c'est que la photographie a été très vite utilisée par ce milieu professionnel, dès qu'elle a été exploitable, et en fonction des technologies disponibles du moment.

Dès les années 1910/1920, les progrès permettent de disposer d'émulsions rapides (c'est à dire: sensibles, pour l'époque...), d'optiques efficaces, et de boîtiers miniatures si nécessaire. La dissimulation d'un appareil dans des objets usuels, derrière des vêtements ou des accessoires (boucle de ceinture...), est possible, comme nous l'avons déjà vu au chapitre sur les appareils miniatures.

Plus technique, le procédé du microfilmage (déjà utilisé pour le courrier, pendant le siège de Paris de 1870) est également maîtrisé. Il permet de très fortement réduire la taille des images négatives, tout en assurant une lisibilité suffisante de ces dernières (au moyen d'un forte loupe, ou d'un puissant agrandisseur).

Quand l'on pense appareil espion, l'on visualise tout de suite (et prioritairement) ces modèles très miniaturisés, popularisés par le cinéma. En réalité, de tels dispositifs ne sont utilisés que quand l'on ne peut vraiment pas faire autrement, car ils ont de nombreux inconvénients. Tout d'abord, un appareil miniature implique une pellicule elle aussi miniature, et donc d'une définition d'autant plus faible que l'on s'éloigne d'un format standard (sauf si cette pellicule est de fabrication spéciale). Ensuite, et sauf à risquer de se trahir lors de la prise de vue, cette dernière doit être faite "au jugé", et en tout cas sans cadrer ostensiblement. D'où un risque supplémentaire de ratage (relisez, par exemple, l'album de Tintin "le sceptre d'Ottokar"). Ce n'est pas fini: plus un appareil est petit, plus il est léger, et donc plus il peut être sujet à un "bougé" préjudiciable à la netteté de l'image. Autre inconvénient évident: si vous êtes trouvé en possession d'un tel appareil, il est logique de nourrir plus que des soupçons, à votre sujet et sur la nature de votre activité.

Prenons, comme illustration, l'exemple très connu du valet de chambre de l'ambassadeur de Grande Bretagne en Turquie, qui espionnait pour le compte des Allemands. Pour photographier les documents secrets anglais sortis du coffre-fort (dont il subtilisait temporairement la clé, placée dans la poche des vêtements de l'ambassadeur, tandis que ce dernier prenait son bain), il utilisait tout simplement un Leica normal, de l'époque, dont les définitions de l'optique et de la pellicule donnaient des négatifs très lisibles. La luminosité de l'objectif et la sensibilité du film, permettaient également d'opérer à la lueur d'une simple lampe de bureau, dans une pièce aux rideaux tirés. Détenir un tel Leica banal, ne pouvait en aucun cas éveiller de suspicion particulière, et cacher les rouleaux de pellicule 35mm était encore facile.

Autre cas pouvant être évoqué: celui de certains réseaux de la Résistance, qui photographient les pages (tracées ou rédigées) des plans et des rapports destinés à Londres, pour en diminuer le poids et l'encombrement, et aussi afin de disposer d'une copie facilement cachée. Or, tout ce qui est disponible (et pas toujours facilement), pendant l'Occupation, c'est du film standard (35mm), ce qui nous renvoie donc au cas précédent.

Ce n'est donc que dans des cas très particuliers que les boîtes d'allumettes, ou les montres photographiques, et autres gadgets similaires, ont été utilisés (et continuent à l'être).

Rappelons au passage que les émulsions infrarouges N&B, sont devenues performantes dès les années 1930. Mais, ce qui marque le plus la photographie mise au service du renseignement, pendant la Seconde Guerre Mondiale, c'est le "Microdot" (en français: le micropoint), qui est la technique du microfilm poussée à son summum (de l'époque). Au moyen d'une pellicule spéciale, et de dispositifs optiques qui relèvent de la microscopie, l'on peut réduite une, voire plusieurs pages d'un document à la taille d'un point typographique dans un texte dactylographié. Ce minuscule morceau de pellicule est inséré dans les fibres du papier, pour tenir en place, et un microscope de poche permet de prendre connaissance de son contenu. Autre possibilité: il est dissimulé sous un des timbres collés pour affranchir un courrier par ailleurs totalement innocent. Dans tous les cas, à l'époque, ce procédé est conçu et mis en oeuvre par les services allemands.

Lire la suite... Le Minox

Article réalisé d'après une contribution d'hyperfocale.


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