Obturateur à iris


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Les obturateurs à iris

Des lamelles et des secteurs

Le besoin de vitesses toujours plus rapides impliquait de minimiser le poids, et donc l'inertie des obturateurs. Ils devinrent alors répartis en plusieurs parties, ou secteurs, travaillés sous la forme de très fines lamelles métalliques (au minimum deux, et le plus souvent trois, parfois plus). Ils étaient toujours des obturateurs centraux, placés derrière ou au milieu du groupe de lentilles de l'objectif, connus également sous le terme d'obturateurs à iris.

Outre l'emploi de ressorts, pour moduler le temps d'ouverture de l'obturateur, il a également existé d'autres moyens mécaniques, dont le recours à des systèmes pneumatiques : un piston, amorcé par une poire de commande, se remplissait ou se vidait ensuite d'air, avec une vitesse dépendant de la taille du trou d'admission (ou d'échappement). Ce piston commandait à son tour l'obturateur. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, cette technologie était à la fois solide, fiable, précise, durable. Mais, elle ne pouvait pas donner des vitesses très élevées. Beaucoup d'anciennes chambres photographiques étaient pourvues d'obturateurs de ce type.

Avec les progrès de l'électronique et de la miniaturisation, apparurent des versions électromécaniques des obturateurs à iris, capables d'assurer un respect rigoureux des vitesses demandées et aussi permettant de s'affranchir d'une progression par valeurs normées, de ces vitesses d'exposition. Désormais, il devenait possible d'obtenir n'importe quelle rapidité intermédiaire, comprise entre celles classiques (1/30ème, 1/60ème, etc.). Si la pose correcte, pour une image donnée, impliquait le 1/128ème de seconde, ni plus, ni moins, on pouvait l'avoir.

Les avantages des obturateurs à iris

Principalement, grâce à eux, il faut souligner la possibilité de bénéficier d'une synchronisation parfaite avec un flash, à toutes les vitesses présentes et disponibles. Si ce flash est du type électronique, l'on profite de l'intégralité de la lumière émise par l'éclair lumineux, dont la durée est bien inférieure à la vitesse maximale de l'obturateur. Avec un flash magnésique, la durée de l'éclair est nettement plus longue, et plus la vitesse d'obturation est élevée et plus l'on n'utilise qu'une faible partie de toute la lumière rayonnée. De ce fait, et contrairement au cas du flash électronique, le nombre guide (qui permet de résoudre l'équation « distance du sujet / ouverture du diaphragme / sensibilité du film »), varie avec la vitesse d'obturation choisie.

Leur emplacement (derrière l'optique, ou au milieu de cette dernière) fait qu'ils sont bien protégés, et en tout cas, mieux que les obturateurs à rideaux classiques (voir plus loin).

Autre atout : le fait que, de l'ouverture à la fermeture, c'est toute la surface de la pellicule qui est exposée, en même temps. Ceci, contrairement au cas des obturateurs à rideaux (voir plus loin), évite certains phénomènes gênants (dont l'impossibilité de synchronisation au flash à toutes les vitesses, entre autres limitations).

Il ne faut pas oublier, aussi, la grande discrétion de ce type d'obturateur, dont le fonctionnement est inaudible à quelque pas de distance, et même moins encore en milieu bruyant.

Les inconvénients des obturateurs à iris

Le plus souvent, dans le cas des appareils à objectifs interchangeables, ils sont solidaires des optiques, ce qui augmente le prix de ces derniers, puisqu'il faut fabriquer un obturateur pour chaque optique produite.

En cas de panne, et dans tous les cas (appareils à objectifs interchangeables, ou non), il est nécessaire de démonter l'objectif (partiellement ou intégralement), pour arriver au mécanisme de commande. Parmi les pannes les plus classiques, et inévitables avec le temps, il y a le « gommage ». Comme les lamelles se frottent, les unes contre les autres, à chaque déclenchement, des micro-particules de métal se détachent progressivement. Elles finissent par s'amalgamer avec la poussière éventuelle, et surtout avec l'huile de lubrification (toujours présente). Cette couche collante commence par ralentir le mouvement de translation des secteurs mobiles, pour arriver à le bloquer complètement, à la longue. Petit à petit, avant la panne complète, les vitesses « dérivent » (elles sont de plus en plus basses, par rapport à leurs valeurs nominales).

Ce défaut affecte toutes les vitesses, mais c'est souvent avec les vitesses basses que l'on s'en rend compte le mieux. D'abord, parce qu'il est plus facile de le constater de visu ; et aussi, parce que le mécanisme est plus sensible à cette résistance du gommage, sur les temps d'obturation les plus longs. C'est pourquoi, le contrôle d'un obturateur et de son état, doit d'abord se faire sur les vitesses les plus basses. Si elles « passent » bien, toutes, c'est déjà bon signe.

Autre problème, celui de la fidélité des vitesses de déclenchement. Excellentes à basses vitesses (moins de 1/125ème), bonnes à moyennes vitesses (jusqu'au 1/125ème ou au 1/250ème), les performances de ce type d'obturateur diminuent ensuite très vite, du fait de l'inertie des lamelles, malgré leur si faible poids. Au début du déclenchement, il se produit une accélération progressive, pendant toute la séquence de l'ouverture. Puis, il en est de même pendant la fermeture. En fait, les vitesses (qui sont gravées sur le barillet des vitesses) sont théoriques, et la vitesse du 1/500ème n'est souvent qu'un 1/300ème de seconde (dans les meilleurs cas).

L'on peut alors se demander pourquoi cela ne se constate pas, sur les images prises, sous la forme d'une surexposition ? Parce qu'un autre phénomène, agissant en sens inverse, vient compenser le premier. Plus les vitesses sont élevées, et moins l'obturateur s'ouvre complètement, ce qui, à la fois : entraîne un effet de diaphragme au niveau du faisceau de lumière entrant dans l'appareil ; et aussi, raccourci un peu le temps que dure le cycle complet (du début de l'ouverture à la fin de la fermeture, des lamelles).

Lire la suite... Obturateur à rideaux

Article réalisé d'après une contribution d'hyperfocale.


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