Restauration d'un folding


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Remettre en service un « folding »
et prendre des photos avec

Actuellement, l'offre « moyen format » se décline en gros suivant :

  • un type de film, le « 120 »,
  • deux types d'appareils de prise de vue, les reflex bi-objectifs et les reflex ou télémétriques mono-objectif.

Autrefois, il y avait beaucoup plus de types de films, et en plus des deux types d'appareils précités, un autre type aujourd'hui disparu dominait le marché : le « folding ».

Dérivé dans son principe des « chambres », le folding était un appareil pliant compact comportant entre le passe-film et la platine supportant l'optique, un soufflet. Les chambres pouvaient également se compacter pour être rangées et transportées, mais les « folding » avaient spécifiquement une cinématique de « ciseaux » (de conceptions diverses) entre le passe-film et la platine, qui permettait de les plier et déplier d'un geste (« folding » veut dire « pliant »). Quand on les repliait, le soufflet et l'optique étaient automatiquement rangés et protégés derrière un abattant -plus ou moins plat suivant l'encombrement de l'optique- mais qui permettait dans tous les cas de glisser l'appareil dans la poche d'une veste et le rendait très pratique à transporter.

Les foldings étaient les appareils performants favoris des touristes et des vacanciers avant le 24x36. Les utilisateurs moins exigeants préféraient souvent les « box » genre Kodak Brownie, qui utilisaient les mêmes types de films.

On trouve encore beaucoup de foldings aujourd'hui sur le marché de l'occasion et dans les puces et brocantes, et quand par chance ils sont en état de marche et prévus pour le film 120, on peut s'en servir pour faire (en moyen format) de très bonnes photos.

Vous mettre le moral à zéro pour pouvoir vous le remonter ensuite

Si j'ai regroupé ci-dessus tous les appareils mono-objectifs dans une même classe alors que leurs designs sont très divers, c'est à cause d'une propriété qui les distingue : ils sont « rigides ». La mise au point se fait par un mouvement parfaitement contrôlé de translation de l'optique, maintenue parallèle au plan du film par une rampe hélicoïdale précise.

De ce fait, il est pertinent pour ces appareils de se préoccuper de la « qualité » de leurs optiques. Toutes les conditions sont réunies pour que cette qualité s'exprime.

On pinaille aussi souvent sur la qualité des optiques des reflex bi-objectifs, mais de par leur conception c'est plutôt la mécanique supportant la platine porte-objectifs qui devrait focaliser l'attention. Il est légitime de se préoccuper de la qualité des optiques d'un Rolleiflex, si on l'a acheté neuf, toujours bichonné, jamais cogné ni laissé tomber, car s'ils sont excellents. Les Rolleiflex (et la plupart des autres reflex bi-objectifs) sont très fragiles quant à la précision de la mise au point, au niveau du mouvement de leur platine avant. Le moindre dérèglement à ce niveau, et vous n'avez plus à vous demander si votre Tessar est moins bon qu'un Planar ou meilleur qu'un Xenar, de toutes façons un simple Anastigmat ferait aussi bien.

Et les folding alors ? Eh bien en toute rigueur, c'est une catastrophe !!!

Leur principal avantage est bien sûr leur très faible encombrement quand ils sont pliés, mais leur principal inconvénient est qu'une fois dépliés, leur géométrie est très nettement plus mal définie que celle des appareils rigides : 1/ dans l'absolu, 2/ par rapport aux contraintes et déformations auxquelles ils sont soumis et 3/ en raison de leur usure.

L'avantage en transportabilité ou « pocketabilité » de mon Moskva 5 6x9 sur mes Pentax 6x7 est dans cette image évident (alors que le Moskva utilise en outre un négatif plus grand et possède une optique plus lumineuse -f/3,5 105mm- que le Pentax, ici avec son f/4 75mm).

pentax-6x7 (44K)

Mais les photos que je prends avec mon Moskva sont intrinsèquement moins précises (encore qu'elles soient à mon avis très bonnes) que celles que je prends avec mes Pentax, et ce n'est pas principalement à cause des optiques, mais bien plutôt parce que le Moskva est un folding alors que le Pentax est « rigide ».

A l'origine, les foldings avaient des formats de films aujourd'hui introuvables de 8x12 cm ou de 7x11 cm, et la pratique courante consistait à faire faire des tirages contact, c'est à dire des photos papier de la même taille que les négatifs. Quand le format 6x9 s'est standardisé dans les films 620 (Kodak) ou ensuite 120, on faisait toujours le plus fréquemment des tirages par contact. Ce n'est qu'avec l'essor du 24x36 (dans les années 40-50) que l'on a vraiment pris l'habitude de demander des agrandissements (faits avec des chaînes de tirage automatisées qui pour ce format devenu un standard de fait, les exécutaient avec une grande productivité).

De ce fait à l'époque, le grand public n'était pas sensibilisé aux défauts des foldings, qui ne se voyaient pas sur les tirages contact.

Aujourd'hui, les clichés sur films 120 (de format 6x9, 6x7, 6x6 et 645), on est content de les agrandir (et même parfois beaucoup - et même si ce n'est toujours pas automatisé comme l'agrandissement 24x36), car les appareils moyen format actuels sont de très bonne qualité et ces formats de négatifs (ou de diapositives) sont encore aujourd'hui bien plus séduisants que le « petit format » 135, spécialement pour les « pros ».

On aurait donc tendance à croire qu'on peut aussi agrandir les clichés (6x9, 6x6 et 645) pris avec d'antiques foldings.

Rassurez-vous, malgré tout le mal que j'en pense, c'est possible, mais pas avec n'importe lesquels et pas n'importe comment.

Suite de l'article : Restauration des foldings.

Article réalisé d'après une contribution de Paul KOPFF


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