Obturateur à rideaux


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Les obturateurs à rideaux

Des fentes et des balayages

Le plus souvent, et initialement, ils furent constitués de deux pièces de tissus opaques, tendues par des lamelles métalliques, elles-mêmes commandées par le mécanisme d'obturation, et pouvant se déplacer juste devant la pellicule chargée dans l'appareil. D'où un autre nom, parfois employé : celui « d'obturateur plan focal ».

Deux versions de cet obturateur pouvaient être mises en oeuvre, suivant que le défilement se faisait sur la longueur ou bien selon la largeur du film. Il fut aussi possible de remplacer le tissu opaque par des feuilles métalliques, plus légères et plus solides , et donc pouvant se mouvoir plus vite.

Toutefois, la translation des rideaux ne pût jamais, et ne peut toujours pas se produire, aussi vite que pour les lamelles d'un obturateur à iris. De ce fait, l'obturateur à rideaux présente deux cas de fonctionnement.

Le premier cas est celui des vitesses lentes. Au moment du déclenchement, le premier rideau démasque progressivement la surface sensible, en se déplaçant d'un côté à l'autre de la fenêtre d'exposition. Puis, le mécanisme de l'obturateur libère le second rideau, qui vient progressivement occulter le film, une fois le temps de pose écoulé. Au fur et à mesure que ce temps de pose diminue, le délai entre les déplacements successifs du premier et du deuxième rideau se raccourcit de plus en plus, jusqu'à la limite où aussitôt que le premier rideau à finit son déplacement, le deuxième se met en mouvement, sans délai. Du fait de la taille et du poids des rideaux, du sens de translation (dans la largeur ou dans la longueur du film), de la technologie du mécanisme de commande, cette limite correspond à une vitesse comprise entre le 1/30ème et le 1/125ème de seconde.

Le second cas est celui des vitesses supérieures à celles que nous venons d'indiquer. Désormais, les deux rideaux se déplacent en même temps, et avec un décalage de plus en plus faible, pour des vitesses de plus en plus élevée. Ce décalage produit une fente, de largeur variable, qui balaie progressivement toute la surface sensible, au cours du déplacement combiné des deux rideaux. La translation, correspondant à ce mécanisme, se fait toujours à la vitesse limite qui est citée dans le paragraphe précédent (entre 1/30ème et 1/125ème de seconde).

Alors, comment peut-on obtenir des vitesses plus rapides que celles que nous venons de rappeler ? Grâce au principe de la fente mobile. Prenons un premier exemple : les rideaux sont décalés de la moitié de la taille de la fenêtre d'exposition, et la fente a donc cette valeur, tandis que la vitesse des rideaux est du 1/60ème de seconde. La vitesse apparente sera donc du 1/120ème de seconde. En effet, et parce que la fente ne fait que la moitié de la taille de la fenêtre d'exposition, chaque partie du film ne prend la lumière que la moitié du temps qui est nécessaire aux rideaux pour traverser cette même fenêtre d'exposition : 1/60ème / 2 = 1/20ème. Sans changer les autres paramètres, si la fente ne fait maintenant plus que le quart de la taille de la fenêtre d'exposition, la vitesse apparente devient : 1/60ème / 4 = 1/240ème. Avec une fente calée au huitième de la taille de la fenêtre d'exposition, on obtient le 1/480ème. Etc., etc. C'est ainsi qu'avec des rideaux plafonnant au 1/60ème de seconde, en vitesse réelle, on obtient des temps d'exposition pouvant être aussi brefs que le 1/1000ème, le 1/2000ème, le 1/4000ème de seconde.

Comme pour les obturateurs à iris, il existe aussi des versions électromécaniques des obturateurs à rideaux. Des quartz, des calculateurs miniaturisés, des électroaimants venant se substituer aux (ou épauler les) engrenages et les ressorts de versions purement mécaniques. L'on obtient alors deux gains majeurs. Le premier en matière de rigueur de la vitesse d'exposition, quelles que soient les conditions de travail (hautes ou basses températures...). Autre amélioration : l'obtention facile de longues durées d'exposition (d'une seconde à quelques minutes), restant cependant contrôlées avec rigueur. Enfin, l'on bénéficie de la fourniture de toute valeur d'exposition comprise entre deux valeurs normées (1/60ème, 1/125ème, etc.).

Une très bonne version des obturateurs à rideaux, purement mécaniques, est le module développé par Seiko, et qui équipe de nombreux boîtiers, des plus humbles au plus renommés. Il assure une haute vitesse de synchronisation au flash, du fait d'un balayage vertical (sur la largeur de la pellicule), et de l'emploi de rideaux en métal. Ainsi qu'une vitesse apparente maximale du 1/2000ème, et des vitesses lentes bien régulières.

Les avantages des obturateurs à rideaux

Le premier de tous, comme nous venons de le voir, c'est l'obtention de vitesses bien plus élevées que celles qui peuvent être fournies par les obturateurs à iris. Qui plus est , ces vitesses sont alors parfaitement conformes à celles indiquées par le barillet de sélection de l'obturateur (contrairement au cas de la version à iris), pourvu que le mécanisme de commande soit bien réglé et étalonné.

L'autre gain est l'absence du phénomène parasite de diaphragmage du faisceau lumineux (comme cela se produit avec les obturateurs à iris).

Les inconvénients des obturateurs à rideaux

Comme annoncé, le plus gênant est l'impossibilité d'utiliser des vitesses de synchronisation au flash supérieures à la vitesse limite de translation des rideaux (entre 1/30ème et 1/125ème de seconde, selon le modèle d'appareil utilisé). En effet, et notamment avec le flash électronique, dont l'éclair dure 1/1000ème de seconde, ce temps très bref ne correspondrait qu'à une faible part du temps pris par la fente pour balayer toute la surface de la pellicule. Du coup, l'on n'obtiendrait alors une exposition correcte, sur la pellicule, limitée à la largeur de la fente, quelque part entre son départ et son arrivée.

Pour remédier à ce problème, ont existé des lampes magnésiques spéciales, dont la combustion prenait suffisamment de temps, pour que l'éclair dure tout le temps de déplacement intégral de la fente d'exposition, d'un côté à l'autre de la pellicule exposée.

Un autre défaut, moins connu, est celui des prises de vues de mobiles en déplacements rapides. Même si la fente donne une vitesse apparente du 1/4000ème de seconde, la translation des rideaux se fait toujours lentement (entre 1/30ème et 1/125ème de seconde). Et, pendant tout ce temps, le mobile a eu le temps de se déplacer notablement. L'effet obtenu est variable, selon la direction du mobile, sa vitesse, sa distance, le sens de déplacement des rideaux (verticalement ou horizontalement), etc. Le plus souvent, plus qu'un flou, il se produit une déformation du mobile, particulièrement si s'y ajoutent les vitesses différentielles de certaines de ses parties (roues d'une voiture, bras et jambes d'un coureur...).

Il faut aussi mentionner que l'obturateur à rideaux est un peu plus bruyant que le modèle à iris, tout en restant très raisonnable (dans les appareils reflex, c'est le déplacement du miroir qui fait le plus de bruit).

Si les rideaux sont en tissu, ils finissent par se détendre, ce qui modifie leur comportement, et donc implique des contrôles et réglages réguliers, pour y remédier. Si les rideaux sont en métal, ils sont très fragiles, d'autant plus qu'ils sont très accessibles et donc exposés à des pressions, des déformations, des perforations, etc.

Lire la suite... Obturateur électronique

Article réalisé d'après une contribution d'hyperfocale.


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