Pratique de la photographie infrarouge


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Pratique de la photographie infrarouge

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Film Ilford SFX 200

Les pièges à éviter

L'infrarouge, c'est de la chaleur, et donc, soumettre un film infrarouge à une chaleur excessive, même quand il est dans son emballage, c'est courir le risque de le voiler, parfois en quelques heures. L'on a de ce fait tout intérêt à utiliser un exemplaire aussi frais (aux deux sens du terme) que possible, et surtout pas une pellicule qui traîne dans un magasin, depuis trop de mois (sauf si ce magasin dispose d'un réfrigérateur, et certains revendeurs en sont effectivement dotés). Pour les mêmes raisons, si le film n'est pas utilisé immédiatement, il doit être conservé au réfrigérateur pour une attente de quelques jours, et mis au congélateur si le délai est de quelques mois.

Autre danger, celui lié à l'extrême sensibilité du film à la lumière normale. Contrairement à ce qui est possible avec les pellicules habituelles, pas question de charger l'appareil photographique en lumière atténuée. Cette opération doit être faite en pleine obscurité (sous des couvertures, dans un placard, dans la chambre noire). Bien que la cartouche 135 soit en métal, le point faible est au niveau des deux languettes de velours noir qui obturent la fente, et qui ne sont pas opaques en infrarouge. L'on peut aussi s'interroger sur l'efficacité réelle, en infrarouge, de l'axe central et de ses joues internes de protection. Naturellement, le déchargement sera fait préférentiellement dans les mêmes conditions. Point important : utiliser un manchon noir en pleine lumière, comme c'est possible pour une pellicule normale, est ici impossible (le tissu, bien que noir, est fort probablement transparent aux infrarouges).

Les rayons infrarouges étant d'une longueur d'onde nettement plus longue que celles des rayons lumineux du visible, ils sont focalisés plus loin de l'optique utilisée, ce qui oblige à une correction de la mise au point, par rapport à ce que donne l'utilisation du télémètre, ou bien du système de mise au point d'un reflex.

Les deux films infrarouges (N&B et couleur) sont sensibles à la fois aux rayons visibles et aux rayons infrarouges, et il n'est pas toujours utile d'exploiter toute l'étendue de cette capacité. C'est pourquoi les pellicules infrarouges sont presque toujours utilisées avec un filtre, choisi en fonction de l'effet recherché et de l'efficacité voulue.


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La mise au point exacte en infrarouge.

Certains objectifs disposent d'un repère de mise au point spécial infrarouge, gravé sur le barillet, le plus souvent sous la forme d'un losange rouge. C'est avec ce repère que l'on doit travailler et c'est sur lui que l'on aligne l'échelle de distance de mise au point, elle aussi gravée sur la monture de l'optique, au lieu de la marque habituelle.

Si le télémètre n'est pas couplé, l'on reporte la mesure effectuée en lumière visible, en utilisant le repère infrarouge. Si le télémètre est couplé, l'on lit la distance sur la bague de l'objectif et l'on déplace cette valeur pour la mettre en coïncidence avec le repère infrarouge. Avec un reflex, l'on procède comme avec un appareil à télémètre couplé.

Dans tous les cas, il doit bien être mémorisé que ce repère est une indication approximative, et qu'en infrarouge il convient de prendre une marge de sécurité nettement plus importante qu'en lumière visible. à cette fin, l'on travaille avec des ouvertures de diaphragme aussi petites que possibles. Mais, sans systématiquement pousser jusqu'au f/22 car se présente alors un risque de diffraction nettement plus important qu'en lumière visible (puisque les rayons infrarouges sont de bien plus grandes longueurs d'ondes).

Il est évident que plus la focale de l'objectif est importante, plus la marge de sécurité doit être grande. Par contre, avec les optiques dites à grand-angle, l'on est moins contraint. Enfin, la distance de mise au point (à ouverture identique), joue également sont rôle: à un mètre de distance il faut bien respecter les contraintes citées, pour un sujet situé à plus de vingt mètres ces contraintes sont moins strictes (pour une optique standard, bien sûr, pas pour un téléobjectif).

Le choix du filtre.

Comme déjà expliqué, les films IR (infrarouges) sont en fait également sensibles à tout le spectre visible. Si l'on n'utilise pas de filtre du tout, la lumière visible va impressionner la pellicule en même temps que les rayons infrarouges, et donc l'effet spécial de ces derniers va être dilué dans le flot de lumière visible.

Pour avoir un rendu infrarouge N&B bien affirmé, il faut donc éliminer autant de lumière visible que possible, pour privilégier les longueurs d'ondes utiles. L'on y parvient en employant, par ordre progressif de renforcement de l'effet infrarouge: un filtre jaune, orange, rouge, infrarouge. Si l'on emploie le dernier de la liste avec un appareil reflex, le problème est que l'on ne voit plus rien dans le viseur, sauf à passer son temps à l'enlever pour viser et cadrer et à le remettre pour prendre la vue (ce qui implique l'emploi d'un pied). Pour un usage à main levée et un effet infrarouges déjà marqué, le filtre standard est le modèle rouge moyen (filtre Kodak Wratten 25). C'est d'ailleurs un des filtres de référence pour les tables d'exposition présentes dans les notices des films IR.

Pour un rendu infrarouge couleur correct, il faut à tout prix bloquer la lumière naturelle allant de l'ultraviolet au bleue, à laquelle sont sensibles les trois couches du film IR couleur (Ektachrome). Donc, il est indispensable d'utiliser un filtre jaune, orange, rouge, avec cette pellicule. Le filtre jaune moyen est celui de référence, pour une exploitation facile des images obtenues, en fonction des références et des connaissances déjà acquises (notamment en photo-interprétation des images aériennes). Pour un usage plus artistique, ou de recherche d'effets originaux, les autres versions (orange et rouge) sont également utilisables. Bien entendu, pas question d'utiliser un filtre infrarouge intégral puisque, dans ce cas, seule la couche sensibilisée à l'infrarouge serait exposée, et pas les deux autres, ce qui annulerait la notion de vue en couleurs.

La mesure de l'exposition en lumière naturelle.

Elle ne peut être qu'approximative, même avec un posemètre haut de gamme. D'abord, parce ce que cet appareil est spécialement conçu pour ne tenir compte que de la lumière visible. Ensuite, parce que le coefficient de réflexivité d'un sujet peut être très différent, selon qu'on le considère en lumière visible et en infrarouge. L'exemple le plus classique est celui du feuillage des arbres, avec le gris foncé des images N&B, et la teinte verte assez soutenue sur des vues en couleurs. Tandis qu'en IR N&B le feuillage apparaît d'un blanc de neige, et en rouge vif sur les diapositives IR couleur.

Les tables d'expositions, qui sont fournies avec les films infrarouges, ne sont que des bases de travail. En infrarouge N&B l'on peut travailler sur les indications du posemètre en "encadrant" le couple diaphragme vitesse, d'au moins une valeur en dessous et une autre au-dessus (avec un écart de ½ diaphragme, à chaque fois), pour être sûr d'avoir au moins un négatif correct. Soit trois clichés au total. Ne pas oublier de tenir compte du coefficient d'absorption du filtre utilisé. Dans le cas particulier des reflex, et pour éviter une trop grande erreur de temps de pose, il est préférable de procéder à la mesure du posemètre sans le filtre mis en place, puis de corriger les valeurs affichées en fonction du coefficient du filtre, plutôt que de travailler et de mesurer l'exposition filtre en place (tout ceci implique la possibilité de travailler en mode manuel). Ce commentaire est également valable pour les appareils qui ne sont pas reflex, mais dont la cellule de mesure est placée sur la bague avant de l'objectif, et donc derrière le filtre.

En infrarouge couleur, l'on procède de même, mais cette fois les exigences (en terme de précision de l'exposition) sont encore plus grandes. La latitude de pose de l'Ektachrome IR est de seulement un demi-diaphragme. Et encore, c'est une limite haute. Donc, toute prise de vue très importante devra être "encadrée" d'au moins deux autres valeurs en dessous et autant au-dessus (par incréments de 1/3 de diaphragme), par rapport à l'image initiale. Ce qui implique de faire cinq images pour un même sujet. Avec l'expérience, vous pourrez vous contenter de seulement deux vues de sécurité, une en dessous et une au-dessus du temps de pose nominal, avec un écart de 1/3 de diaphragme dans chaque cas.

La sensibilité du film infrarouge est donnée pour une utilisation sans aucun filtre, mais parfois également en tenant compte de certains filtres de référence (jaune, rouge, IR). Penser à afficher la bonne sensibilité sur l'appareil de prise de vues, si c'est nécessaire, et ne pas cumuler la correction correspondante deux fois (une fois pour la sensibilité du film, et une fois de plus en rectifiant la mesure du posemètre selon le coefficient du filtre utilisé).

La mesure de l'exposition en lumière artificielle.

Cette fois, l'opération est encore plus difficile. Songez qu'une lampe flood de studio émet peut-être dix fois plus d'infrarouges que de lumière visible, et l'inutilité du posemètre vous saute aux yeux. De plus, pour avoir un effet infrarouge prononcé, il arrive fréquemment que les sources de lumière (flood ou flash) soient équipées de filtres IR rendant leurs émissions totalement invisibles aux yeux comme aux posemètres (et flashmètres).

Mieux encore, l'on peut aussi "illuminer" un sujet avec des sources de chaleur (qui sont donc aussi des sources d'IR), telles que des radiateurs électriques à bain d'huile, et même des fers à repasser. Autant de cas où le posemètre n'a plus aucun sens, et où seule l'expérimentation peut permettre de déterminer les bonnes valeurs. Par exemple : puissances électriques des fers à repasser, nombre de ces fers, leurs distances au sujet, la sensibilité du film infrarouge utilisé, pour déterminer ouverture et temps de pause. Ce type de prise de vue se fait, bien évidemment, avec des pellicules infrarouges en N&B. Si l'on opère dans l'obscurité complète, il n'est plus nécessaire d'utiliser un filtre quelconque, puisque seuls des rayons infrarouges viennent impressionner le film.

Pour le cas spécifique des flashes équipés de filtres IR, il existe des documentations donnant des indications de nombre guide à utiliser, en fonction du type de filtre IR (il en existe plusieurs) et de la sensibilité de la pellicule infrarouge N&B employée.

Les films infrarouges en couleurs sont rarement utilisés en lumière artificielle, mais si c'était le cas, il faudrait obligatoirement garder des sources en lumière visible (pour impressionner les deux couches qui ne sont pas IR), et sûrement ajouter des sources de rayons infrarouges pour essayer d'équilibrer les apports entre le domaine visible et l'infrarouge, pour que les trois couches bénéficient d'un exposition compatible.

Le traitement des négatifs N&B et des inversibles couleur en infrarouge.

Dès qu'un film IR (N&B comme couleur) à été utilisé, il doit être développé le plus rapidement possible (dans les heures qui suivent), et conservé à l'abri de la chaleur en attendant (réfrigérateur). Une fois exposées, ces pellicules sont encore plus fragiles que celles de type usuel. Par contre, après développement, les négatifs IR N&B et les diapositives couleurs en infrarouge se conservent dans les mêmes conditions correctes que tous les autres supports photographiques.

Le développement d'un film infrarouge N&B peut se faire avec un révélateur standard, et en cuve plein jour, même si elle est en plastique (l'eau est opaque aux rayons IR, et logiquement le révélateur l'est aussi). Les indications sur le type de révélateur à utiliser et sur le temps de développement, sont fournies dans des notices spécifiques, à télécharger sur les sites des fabricants (comme Kodak). Le développement des films IR couleur peut se faire en laboratoire de traitement et en chimie classique, comme pour de l'inversible normal. Bien qu'une chaîne de traitement plus particulière soit recommandée, mais qui n'est de toutes les façons plus disponible pour les travaux amateurs ni même professionnels.

Le tirage des images négatives, qui sont issues des pellicules infrarouges IR N&B, est similaire à celui des négatifs normaux. L'on procédera donc comme à l'habitude. Seule différence notable, particulièrement lors d'agrandissements effectués à fort rapport d'amplification : l'image négative IR présente un grain plus important et une définition inférieure à celle d'un film N&B classique et de sensibilité ISO identique. Encore et toujours, ce phénomène est en relation directe avec la plus grande longueur d'onde des rayons infrarouges, par rapport à la lumière visible.

Voir l'introduction: Introduction à la photographie infrarouge.

Article réalisé d'après une contribution d'hyperfocale.


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